Poker : 2010 l’année des femmes ?

En 2009, si les victoires de femmes n’ont pas été nombreuses, on a pu assister à la médiatisation de plus en plus forte d’une nouvelle génération de joueuses, dont Vanessa Rousso est ressortie comme figure dominante, en atteignant la finale du National Heads Up Poker Championship.Avec quelques belles victoires de la part des joueuses depuis janvier, 2010 serait-t-elle enfin l’année de la femme dans le milieu du poker ?
Avant 2010, les femmes ne sont pas inactives et jouent déjà beaucoup, 2004 étant un bel exemple de ce que peut être « l’année de la femme dans le milieu du poker ». En effet, trois joueuses ont remporté des évènements mixtes lors des WSOP cette année là : Cyndy Violette, Kathy Liebert et Anni Duke ont donc toutes décroché le bracelet si convoité. Mais ce bel exploit n’a pas été reconduit et depuis, seulement deux femmes ont réussi à avoir un bracelet : Katja Thater en 2007 et Vanessa Selbst en 2008. Ces dernières années ont donc connu une baisse de régime pour les joueuses, avec peu de victoires dans de grands évènements. La tendance semble pourtant enfin s’inverser cette année.
Depuis janvier, des femmes se sont imposées dans les compétitions les plus difficiles. Annie Duke a remporté haut la main le National Heads Up Poker Championship en mars et Annette Obrestad a fini dans les places payées. Le mois suivant, Vanessa Selbst a remporté le Mohegan Sun PokerStars North American Poker Tour et Vanessa Rousso a fini à la dixième place, manquant de peu la table finale.
Le même mois, Liv Boeree devient la troisième femme à gagner une épreuve principale d’un EPT, en remportant l’EPT San Remo. Tout récemment, Katja Thater a remporté un tournoi de 8 Game et devient, grâce aux EPT Awards, la joueuse de l’année en Mixed Game.
Avec ce palmarès qui s’allonge pour les joueuses pro et alors que les WSOP viennent à peine de commencer, il faut espérer une belle performance des joueuses de poker à Las Vegas dans les deux prochains mois. Si plusieurs bracelets sont remportés par des femmes cette année, non seulement Mike Matusow va se ridiculiser mais en plus on peut espérer une médiatisation encore plus forte des femmes dans le milieu du poker. Une nouvelle image des joueuses pourrait alors s’imposer, autant chez les joueurs que les spectateurs. Car les joueuses de poker ne prônent pas une domination féminine du poker mais bien un changement de mentalité : le poker n’est pas une affaire de genre mais de jeu de stratégie, où chacun a ses chances. De quoi, je l’espère, déclencher quelques vocations dans les rangs des filles.
Quelle joueuse de poker êtes-vous ?
Débutantes ou confirmées, votre façon de jouer n’est pas la même. Pour savoir quelle joueuse sommeille en vous, description des profils types.
Même si le poker reste un jeu de chance et de hasard, une bonne main de départ ne suffit pas à remporter la partie. Votre personnalité, votre façon de jouer et votre analyse des adversaires sont des éléments essentiels pour espérer gagner.
Si l’on se fie au livre de François Montmirel « Poker Code » et à son approche morpho-psychologique, on peut distinguer quatre catégories de joueurs identifiés par des animaux : alors qui de l’éléphant, de la souris, du chacal ou du lion veille en vous ?
L’éléphant
Contrairement au dicton, au poker, le profil « éléphant » ne trompe pas énormément ! Il représente certainement le joueur qui perd le plus régulièrement. Il est plutôt suiveur qu’acteur mais ne peut pas s’empêcher de voir le jeu de ses adversaires.
- Défaut : ne sait pas mettre à profit ses gains et perd beaucoup.
- Atout : personne ne peut le bluffer ! Il surenchère à chaque tour pour dévoiler toutes les esbroufes !
- Type de joueur dangereux pour lui : la souris
La Souris
Profil type des débutantes, la souris est prévisible et assez passive. Elle joue rarement de grosses sommes et préfère jouer la carte de la sécurité ! Et si elle décide de se lancer dans la partie, c’est certainement qu’elle a une bonne main.
- Défaut : peu de suspense dans sa façon de jouer. On devine facilement ce qu’elle possède.
- Atout : En minimisant les risques, la souris peut quelquefois décrocher le jackpot !
- Type de joueur dangereux pour elle : le chacal
Le Chacal
Sans pitié ! Tels sont ses mots d’ordres ! Comme Isabelle Mercier (No Mercy), le chacal est prêt à prendre tous les risques pour remporter le jeu ! Bluffeur dans l’âme, sa façon de jouer est agressive et déstabilisante pour ses adversaires.
- Défaut : a vouloir toujours gagner, on peut parfois tout perdre ! Le bluff ne fonctionne pas à tous les coups.
- Atout : Il tente sa chance coûte que coûte. Nul besoin de meilleure main pour gagner ! Ce comportement frustre les autres joueurs et ils finissent par douter et par se coucher. Et quand il gagne, le jackpot est assuré !
- Type de joueur dangereux pour lui : l’éléphant
Le Lion (ou la lionne)
Le roi des animaux est comme à son habitude agressif et imprévisible ! Il peut rapidement devenir le roi du tapis ! Chasseur indétrônable, il guette toutes les opportunités de gain. Son jeu est très varié et c’est ce qui fait sa force. Il bluffe quand il faut et s’est se coucher face à une souris.
- Défaut : Trop confiant, il part souvent gagnant. Cela peut lui jouer de mauvais tours.
- Atout : à la fois très actif et très observateur, le lion cerne rapidement le comportement et la façon de jouer des autres. Contrairement au chacal, il ne bluffe pas à tous les coups. Tout est pesé est réfléchi.
- Type de joueur dangereux pour lui : aucun, à part peut-être lui-même.
Alors, vous vous reconnaissez dans quel animal ? Petit conseil pour « les éléphantes » et les « miss souris », ne soyez pas trop prévisibles ! Bluffer de temps en temps agrémentera votre jeu et votre adrénaline !
